Le plus efficace pour le climat, c’est d’avoir moins d’enfants

moins d'enfantChoix procréatifs, héritage carbone et empreinte carbone. D’après une synthèse récente de la littérature sur l’action individuelle pour lutter contre le changement climatique, choisir d’avoir un enfant de moins permettrait aux individus dans les pays développés d’économiser en moyenne 58,6 tonnes de CO2-équivalent (tCO2) par année, ce qui est considérable.

Les autres actions à haut impact sur les émissions individuelles, à savoir vivre sans voiture, éviter un vol transatlantique et adopter un régime alimentaire végane, permettent d’économiser respectivement 2,4 tCO2, 1,6 tCO2 et 0,8 tCO2 par année bien loin d’un enfant en moins.

D’après une étude effectuée aux États-Unis, chaque enfant ajoute en moyenne 9441 tonnes de CO2 à l’héritage carbone d’un(e) Américain(e), ce qui représente environ six fois les émissions totales qu’il ou elle cumulera au cours de sa vie.

Tandis que les émissions de CO2 par tête annuelles d’un Américain, d’un Français et d’un Suisse sont respectivement de 16,5, de 4,6 et de 4,5 tonnes, celles d’un Indien, d’un Kiribatien et d’un Bengali sont respectivement de 1,7, de 0,6 et de 0,5 tonnes.

Oxfam explique dans un rapport récent qu’au niveau mondial, les 10% les plus riches sont responsables d’environ 50% des émissions de Gaz a effet de serre, tandis que les 50% les plus pauvres ne sont responsables que de 10% de ces émissions.

Bien qu’une part grandissante des 10% les plus riches habitent désormais dans des pays émergents comme la Chine, l’écrasante majorité vit encore dans les pays de l’OCDE, avec environ un tiers aux États-Unis.

Par exemple, les émissions par tête des 10% les plus riches en Chine demeurent considérablement plus faibles que celles des 10% les plus riches dans les pays de l’OCDE, notamment parce qu’une large partie des émissions chinoises provient de la production de biens consommés dans les pays riches.

Les choix procréatifs des habitants des pays développés ont ainsi une empreinte carbone nettement plus importante que les choix procréatifs des habitants des pays en développement car les habitants des pays riches émettent beaucoup plus.

Étant donné l’impact considérable des choix procréatifs des individus dans les pays riches, il est légitime que le cadre institutionnel incite les futurs parents à repenser leurs choix, conformément aux objectifs politiques de réduction des émissions de GES.

Il existe dans notre contexte actuel d’urgence climatique des raisons plus convaincantes d’encourager les individus à avoir peu d’enfants. Moins d’impôt par exemple pour ceux qui ne font moins d’enfant ou pas d’enfant du tout et plus d’impôt pour ceux qui en font plus. La survie de nos sociétés est probablement là.

Plus les personnes sont riches et moins elles doivent avoir d’enfant car elles sont plus génératrices de GES.

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