Des milliers de places de stationnement vont être supprimées pour protéger les piétons

Les municipalités disposent d’un délai jusqu’à la fin de l’année pour éliminer les emplacements de stationnement situés à proximité d’un passage piéton, dans le but d’améliorer la visibilité des conducteurs et la sécurité des piétons.
Une nouvelle réglementation va entraîner la suppression de milliers d’emplacements de stationnement à travers la France. Il s’agit plus précisément d’une disposition de la loi d’orientation des mobilités (LOM) datant de six ans. Une réorganisation est en cours dans de nombreuses communes, avec, par exemple, la suppression de 4 654 postes dans l’agglomération de Lille-Roubaix-Tourcoing, ainsi que de 600 emplacements à Saint-Quentin, dans l’Aisne.
La mesure suscite de vives réactions, entre les partisans de l’accroissement de la sécurité et les opposants déplorant la diminution des places disponibles.
La municipalité de Saint-Quentin n’est pas satisfaite : elle affirme avoir déjà mis en conformité la moitié des 1 200 passages piétons de la ville. Thomas Dudebout, adjoint au maire, fait une halte devant un emplacement de stationnement désormais condamné, en soulignant : « Ici, nous avons une zone piétonne où il a dû installer un îlot. » Auparavant, il s’agissait d’une zone de stationnement. Le coût s’élève à 2 000 pièces pour la municipalité, et il reste encore 600 à réaliser, ce qui représente une dépense conséquente.
Le vice-président a effectué les calculs : « Tout cela représente un coût pour la collectivité. » L’élu municipal souligne que le législateur n’a jamais envisagé d’instaurer des dispositifs de subventions ou de soutien, mais que les demandes d’aide à l’État sont constantes.
Le montant de l’investissement s’élèvera à 2,5 millions d’euros, alors que le budget annuel d’investissement en voirie est de 6 millions d’euros. Thomas Dudebout occupe le poste d’adjoint au maire de la ville de Saint-Quentin.
Thomas Dudebout critique également la date fixée par la loi comme étant « très arbitraire ». Il remet en question le délai d’un an imposé par le législateur en suggérant que cela pourrait sous-estimer la capacité des élus locaux à réaliser des travaux conformes aux normes en vigueur.
Le collaborateur a conclu en indiquant qu’il serait impossible de se conformer à toutes les normes d’ici la fin de l’année. La municipalité prévoit même de supprimer certains passages piétons jugés superflus en collaboration avec les résidents. D’après les données de la Sécurité routière, en 2024, 112 individus ont perdu la vie sur un passage piéton considéré comme sécurisé. Le nombre de ces entités a connu une diminution lors des dernières années, passant de 127 en 2023 à 122 en 2022, puis à 120 en 2021.
