Des agriculteurs ont appris à voir le renard comme un allié

D’ici quelques jours, les 16 000 poules appartenant à Florent Gauthey atteindront l’âge où elles pourront sortir pour la première fois du poulailler. Un espace de six hectares de végétation où elles seront à l’abri de leur principal prédateur, le renard. L’éleveur de Septfontaines, situé dans le département du Doubs, a pris des mesures pour garantir la sécurité des animaux. « Il a installé un grillage de deux mètres de hauteur, complété par deux fils électriques au-dessus afin d’empêcher toute tentative d’escalade. Au quotidien, nous ne sommes pas confrontés à des intrusions de renards dans le parcours », explique-t-il. Il affirme que la proximité des renards ne nous pose aucun problème.
Cependant, l’éleveur n’accepte pas simplement la présence du renard. Il le soutient. Ce prédateur, connu pour ses attaques de volailles, bénéficie en fait d’un soutien croissant. Dans le département du Doubs, un collectif regroupant plus de 250 agriculteurs a été mis en place dans le but de protéger cette ressource. Michel Pritzy est le fondateur de cette exploitation bovine. Il observe les renards dans ses champs, en notant les endroits où leur présence est fréquente. Il partage son admiration envers la beauté des sorties des petits au mois de mai.
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Chez lui, il n’y a pas de clôture. Les renards sont tolérés, même dans l’étable : « Pendant la nuit, les renards viennent s’installer dans cette zone. » Michel explique qu’il est possible d’observer des traces visibles et de découvrir des excréments sur le terrain. L’éleveur apprécie les renards en raison des services qu’ils lui rendent, notamment en se nourrissant des campagnols, des rongeurs qui causent d’importants dommages dans les prairies où ses vaches paissent.
Avec chaque renard consommant environ 5 000 campagnols par an, leur présence contribue significativement à l’équilibre écologique des prairies. Il s’agit d’un sapeur-pompier volontaire à temps plein. Il est ignorant des festivités de Noël et du Nouvel An. L’éleveur laitier à Chapelle-d’Huin (Doubs), cofondateur du Collectif Renard Doubs, souligne l’importance de l’alimentation pour l’animal en déclarant : « Il est nécessaire qu’il se nourrisse, c’est un point essentiel. »
Ainsi, le groupe d’agriculteurs s’est fixé pour objectif de retirer le renard de la catégorie des espèces considérées comme nuisibles, ce qui aurait pour effet de diminuer la période autorisée de chasse. « Dans mon exploitation agricole, il est indéniablement bénéfique. » Cela me peine profondément lorsque je me promène dans un champ et découvre des renards qui ont peut-être été délibérément éliminés. À ce stade, Mickaël Cattin, un éleveur laitier de Chapelle-d’Huin, exprime également son opinion en qualifiant cela de non-sens.
Réexaminer le statut du renard. Thibault Paris n’est pas en faveur de cela. En tant que chasseur local, il affirme ne pas abattre un grand nombre d’animaux. Cependant, il soutient la nécessité de contrôler la population de renards lorsqu’elle devient excessive, en raison de leur prédation sur les lièvres, une proie prisée par les chasseurs. L’abondance de renards, signalée par la présence d’un renard sous chaque buisson là où quelques lièvres subsistent habituellement, pourrait indiquer une problématique à résoudre. Ainsi, le président de l’association communale de chasse de Frasne (Doubs) estime qu’il y a une surpopulation de gibier. Son souhait est de pouvoir intervenir sans être contraint de faire des demandes, d’obtenir des autorisations ou de s’embarrasser de formalités administratives.
Afin de parvenir à un consensus, Didier Pépin supervise depuis sept ans une étude scientifique sur les renards dans le département du Doubs. Son objectif est de démontrer la pertinence de classer un animal comme nuisible ou Espèce Susceptible d’Occasionner des Dommages. A cet effet, le département a été subdivisé en divers secteurs. Dans l’un de ces secteurs, les renards étaient régulièrement traqués et éliminés tout au long de l’année en raison de leur statut de nuisible, étant considérés comme Espèce Susceptible d’Occasionner des Dégâts (ESOD). D’un côté, le renard bénéficiait d’une protection totale sur les communes avoisinantes. Le naturaliste et bénévole de France nature Environnement souligne que les dommages causés aux poulaillers sont identiques, que ce soit dans une zone où le renard est protégé ou non.
Le nombre de renards est demeuré constant, indépendamment de la zone considérée. Les auteurs de l’étude préconisent ainsi la révocation du statut de nuisible, qu’ils estiment inadéquat. En revanche, ils préconisent une approche autorisant la chasse au cas par cas, notamment en cas de maladie animale.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
