Gazole non routier : nouveau recul de l’exécutif sur la fin de l’avantage fiscal
Après avoir déjà enterré la taxe carbone fin 2018, dans la foulée du mouvement des « gilets jaunes », l’exécutif vient de renoncer pour cette mandature à l’une des dernières grandes mesures prévues en la matière, à savoir la fin de l’avantage fiscal accordé au gazole non routier.
En septembre 2018, alors qu’il a promis un coup de rabot sur les aides aux entreprises, l’exécutif annonce que, dès 2019, cet avantage fiscal accordé au GNR disparaîtra. La crise des « gilets jaunes » passe par là, et Bercy décide prudemment de remiser son projet dans ses cartons.
« Ce n’est pas une réforme mort-née », défend une source gouvernementale. « Cela montre que nos objectifs restent inchangés, même si cela n’est pas facile compte tenu du faible nombre d’alternatives techniques », souligne-t-on au ministère de la Transition écologique.
À VOIR ÉGALEMENT >> Relancer l’économie en défiscalisant les héritages des riches
« Cette décision vient clore un quinquennat absolument raté pour la fiscalité sur le coût du carbone », estime Kévin Puisieux, coordinateur du think tank de la Fondation Nicolas Hulot.
Autant dire que le déficit promet d’être encore très élevé cette année, alors que les nouvelles dépenses s’accumulent depuis quelques semaines ( prolongation des aides jusqu’en septembre , extension de l’hébergement d’urgence pour les SDF , pass sport, etc.). Cela constitue également une difficulté supplémentaire pour l’élaboration du budget de l’an prochain, celui censé sortir du « quoi qu’il en coûte ».
En année pleine, cette réforme du GNR était censée rapporter 870 millions d’euros d’économies à l’État.
