Projet Hercule : les syndicats d’EDF appellent Emmanuel Macron à renoncer

Les organisations syndicales de l’entreprise estiment que le projet aboutira à son démantèlement sans régler ses difficultés structurelles. Car le projet prévoit notamment de séparer le parc nucléaire existant d’EDF (« EDF bleu ») de ses activités liées aux énergies renouvelables (« EDF vert ») -lesquelles feraient par ailleurs l’objet d’une ouverture de capital- et de tous les barrages (« EDF Azur »).

Dans le même temps, la mise en œuvre du projet Hercule s’accompagnerait d’une réforme de la régulation du parc nucléaire existant. Selon elles, il aboutirait à un démantèlement et à une privatisation partielle du groupe sans pour autant régler ses difficultés structurelles.

Bien qu’elles disent « partager la volonté de donner à EDF les moyens d’investir dans le modèle français de transition énergétique », les organisations CFDT, CFE-CGC, CGT et FO estiment dans la lettre adressé au chef de l’État que « le projet Hercule actuellement à l’étude ne répond en rien aux exigences de notre époque et à l’avenir de nouvelles générations ».

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Enfin, les représentants des organisations syndicales rappellent que le projet Hercule a été « conçu avant la crise sanitaire sur des fondamentaux strictement financiers et de concurrence mercantile » et réclament la création d’un service d’intérêt économique général (SIEG) européen « qui tienne compte de l’ensemble des services apportés par le parc nucléaire français ».

Alors qu’un nouvel appel à la grève a été lancé pour la journée du 19 janvier, les syndicats demandent à Emmanuel Macron de « renoncer à ce projet, d’ouvrir un véritable débat pour bâtir ensemble l’avenir de l’électricien national EDF, opérateur de la Nation, et de véritablement lui donner les moyens d’investir ».

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