L’Allemagne souhaiterait la construction d’un gazoduc reliant le sud à l’Europe centrale

L'Allemagne souhaiterait la construction d'un gazoduc reliant le sud à l'Europe centrale

Le chancelier allemand défend l’idée d’un gazoduc reliant la péninsule ibérique aux pays de l’Europe centrale, un projet qui enthousiasme l’Espagne et le Portugal. Celui-ci pourrait rapidement être opérationnel à condition que la France l’approuve.

Actuellement, le gouvernement français reste silencieux, ayant déjà par le passé abandonné un tel projet d’infrastructure. Olaf Scholz avait estimé jeudi que l’Europe manquait «dramatiquement» d’une interconnexion entre la péninsule ibérique et l’Europe centrale, passant par la France, qui contribuerait «à soulager et à détendre la situation de l’approvisionnement» de gaz.

Teresa Ribera, ministre espagnole de la Transition écologique, a indiqué pour sa part qu’à court terme, en «deux mois, trois mois», l’Espagne pourrait «fournir de 2 à 2,5 % du gaz qui peut être consommé dans l’ensemble de l’UE» en ajoutant «un compresseur supplémentaire» sur les deux petits gazoducs qui relient l’Espagne à la France à travers le pays basque . Mais, a-t-elle ajouté, «la principale condition est que la France soit en mesure d’acheminer ce gaz vers le centre de l’Europe».

Un projet de gazoduc entre la Catalogne et le sud-est de la France, baptisé MidCat, avait été lancé en 2013, avant d’être abandonné faute d’accord sur son financement et de réel soutien de la France. Teresa Ribera a estimé, quant à elle, que l’abandon de ce projet était dû au fait qu’il n’était «pas viable économiquement dans un contexte où le gaz russe était beaucoup moins cher que le gaz naturel liquéfié».

Selon elle, Enagas, le propriétaire et gestionnaire du réseau gazier espagnol, estime à «approximativement huit à neuf mois» le temps nécessaire pour qu’un tel gazoduc soit opérationnel côté espagnol, mais a souligné qu’il serait «fondamental de travailler de concert avec la France».

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De source proche du dossier, on indiquait à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, que le projet MidCat «n’existait plus, c’est-à-dire qu’il était paralysé». Le projet évoqué par Teresa Ribera «serait un projet différent», notamment parce qu’il prévoirait également «le transport d’hydrogène», ajoutait-on de même source. Enagas a déjà indiqué qu’elle envisageait d’investir 370 millions d’euros dans ce projet en cas de feu vert de l’UE.

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