Le Parlement européen autorise l’introduction dans l’agriculture d’une nouvelle génération d’OGM

Le Parlement européen autorise l'introduction dans l'agriculture d'une nouvelle génération d'OGM
Image dillustration Photo by FREDERICK FLORIN AFP

Le 17 juin, le Parlement européen a donné son autorisation pour l’intégration de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans le secteur agricole. Ces techniques regroupent un ensemble de procédés ayant pour objectif d’accroître la résistance des cultures à la sécheresse ou aux maladies. Cependant, elles suscitent des préoccupations parmi les défenseurs de l’environnement et les petits exploitants. Les députés européens ont approuvé définitivement le texte dans l’hémicycle de Strasbourg à midi, en rejetant tous les amendements susceptibles de rouvrir les négociations sur ce sujet.

À la différence des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, qui impliquent l’insertion d’ADN étranger, les Nouvelles Techniques de Génie Génétique (NGT) permettent la modification du génome d’une plante en utilisant des gènes provenant de la même espèce. Par exemple, il serait envisageable d’accroître la résistance d’une tomate aux pucerons en lui transmettant un gène provenant d’une autre variété de tomate déjà dotée d’une plus grande résistance. Les graines issues de la NGT sont effectivement des organismes génétiquement modifiés, cependant elles ne sont pas considérées comme transgéniques.

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Jusqu’à présent, cette méthode de modification génomique était considérée comme relevant de la catégorie des organismes génétiquement modifiés (OGM), qui sont tous interdits à la culture dans l’Union européenne, à l’exception du maïs Monsanto 810, cultivé sur de petites superficies en Espagne et au Portugal. L’accord conclu avec les États membres introduit des assouplissements aux normes en vigueur pour certaines nouvelles variétés de plantes, désignées comme étant de catégorie 1. Ces variétés seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles, à condition de respecter un nombre restreint de mutations. Les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas approuvées pour la commercialisation en raison de considérations de durabilité, et aucune plante génétiquement modifiée ne sera autorisée dans le cadre de l’agriculture biologique.

La puissante organisation agricole Copa-Cogeca, ainsi que les grands semenciers, ont demandé l’autorisation des Nouvelles techniques de Génie Génétique (NGT) au nom de la compétitivité de l’Europe par rapport aux États-Unis et à la Chine, qui utilisent déjà ces techniques. Le document a reçu le soutien des agriculteurs des Antilles dans leur combat contre la cercosporiose noire, un champignon dévastateur des plantations de bananes.

Les nouvelles techniques génomiques ont reçu un large soutien au sein de l’assemblée, allant de la droite au centre, qui considère avoir reçu des assurances concernant les méthodes autorisées. Selon l’eurodéputé centriste Pascal Canfin, un modèle européen souverain des nouvelles techniques génomiques a été établi pour bénéficier aux agriculteurs, sans chercher à reproduire le modèle américain ou brésilien.

Le mardi, la Confédération paysanne, qui est le troisième syndicat le plus important en France parmi les agriculteurs, avait organisé une manifestation devant le Parlement européen pour protester contre la loi. Environ soixante agriculteurs y ont participé. Selon Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne et porte-parole d’un syndicat de gauche, les Nouvelles Techniques de Gestion (NTG) représentent un danger significatif en termes de privatisation du vivant et d’uniformisation des cultures, étant soutenues par le lobby très influent de l’agro-industrie.

L’EFSA avait exprimé son soutien à l’approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des nouvelles techniques de génie génétique (NGT). Plus circonspecte, l’Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses) avait recommandé, dans un avis datant de 2024, une évaluation « au cas par cas » des « risques sanitaires et environnementaux » avant toute commercialisation. Il faudra plusieurs années entre la phase de test des nouvelles variétés et leur mise sur le marché avant que des aliments issus de ces nouvelles techniques génomiques atteignent les consommateurs européens.

(Article reformulé à l’aide d’IA)

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