Les fabricants de masques français « l’on en travers de la gorge » c’est la grande désillusion

Le gouvernement avait appelé à relocaliser en France la fabrication des masques, au plus fort de la pandémie. Mobilisées en 2020 pour faire à la pénurie de masques, des firmes françaises connaissent aujourd’hui de graves difficultés. Dans l’usine «Coop des masques» en Bretagne, les cartons s’accumulent, la trésorerie tourne à vide. Lancée au plus fort de la pandémie, cette production 100% française voit ses clients lui tourner le dos.

Selon le syndicat du secteur, plus de 95 % des masques achetés viennent aujourd’hui d’Asie. «S’il n’y a pas de changement dans les appels d’offre publics, nous allons devoir arrêter les lignes de production par manque de débouchés», affirme le syndicat des Fabricants français de masques , qui regroupe la moitié de la trentaine de sociétés qui se sont mises à fabriquer dans l’urgence des masques chirurgicaux ou FFP2 au début de la crise sanitaire.

«Si la production française n’est pas soutenue, que se passera-t-il en cas de nouvelle maladie infectieuse à risque épidémique ?», s’interroge-t-il encore auprès de l’AFP. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les entreprises vont se ravitailler ailleurs alors qu’elles ont une production juste à côté de chez elles.

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Pour moi, on n’est pas soutenus par les autres entreprises qui travaillent en Bretagne, surtout ici à Guingamp», se désole auprès de TF1 Nourdine Boutaleb, conducteur de ligne à l’usine «Coop des masques». Conséquence directe, la chaîne de production tourne au ralenti.

Le gouvernement a appelé à relocaliser les entreprises. Plusieurs firmes ont répondu à cette demande et aujourd’hui il n’y a aucune stratégie de préférence nationale pour préserver des points stratégiques comme les nôtres », fustige-t-il.

Les producteurs asiatiques sont près de cinq fois moins chers que leurs homologues tricolores (environ 1,20 € la boîte de 50 masques contre 7 € pour la coopérative locale).

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